Nous aimons notre Eglise, avec ses limites et ses richesses, tout en rêvant qu’elle soit toujours belle.
Une église où il fait bon vivre, où l’on peut respirer, dire ce que l’on pense, une Eglise de liberté.
Une Eglise qui écoute avant de parler, qui accueille au lieu de juger, qui pardonne sans vouloir condamner, qui annonce plutôt que de dénoncer, une Eglise de miséricorde.
Une Eglise où le plus simple des frères, où la plus simple des sœurs, comprendra ce que l’autre dira, où le plus savant des chefs saura qu’il ne sait pas, où le peuple se manifestera. Une Eglise de sagesse.
Une Eglise où l’Esprit Saint pourra s’inviter parce que tout n’aura pas été prévu, réglé et décidé d’avance. Une Eglise ouverte.
Une Eglise où l’audace de faire du neuf sera plus forte que l’habitude de faire comme avant. Une Eglise où chacun pourra prier dans sa langue, s’exprimer dans sa culture, et exister avec son histoire. Une Eglise dont le peuple dira non pas : «Voyez comme ils sont organisés», mais «Voyez comme ils s’aiment».
Eglise, tu es encore petite, mais tu avances ; tu es encore fragile, mais tu espères. Lève la tête et regarde. Le Seigneur est avec toi.
Mgr Guy Deroubaix
